Quoi de neuf Dimanche ? (7 mai 2017, 4ème dimanche de Pâques A)

Ce dimanche, bonne nouvelle à rappeler. C’est Pierre qui le dit (Ac 2, 36-41), le baptême nous donne implicitement le don de l’Esprit. Nous pouvons donc prophétiser, prêcher et régner sur toutes choses de notre foi. Nous avons, chacun, tous et collectivement, le magistère en main. Et dire que certains croient que tout se décide dans quelque bureau romain. Qu’est ce qu’on attend pour ne plus être peureux ?

Attention, la lettre de Pierre (1 P 2, 20b-25) est un piège à sado-maso. Non, messieurs-dames, ce qui est une « grâce aux yeux de Dieu », ce n’est pas la souffrance , c’est supporter cette souffrance. Nuance. C’est ne pas répondre à la violence par la violence : « couvert d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas ». C’est plutôt « mourir à nos péchés et vivre dans la justice ». Vivre dans la justice, ce n’est pas subir l’injustice en se taisant, ou en s’opposant à elle de façon stérile, ce qui, le plus souvent, la renforce. C’est faire ce qui est juste, d’abord en reconnaissant nos propres manquements, et c’est construire la justice qui doit advenir. De quoi à la fois engager le débat et le combat. Toute une théologie de la (dé)libération.

Dans l’Evangile (Jn 10,1-10), Jésus nous fait une parabole à double détente. Au moins. Tout d’abord, il prévient contre les escrocs et les flibustiers du spirituel, ceux qui « entrent dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escaladent par un autre endroit ». Les manipulateurs, les gourous, ceux qui ne respectent les droits spirituels de quiconque, qui capturent des disciples, plutôt que de cheminer avec eux. Les Pharisiens ne comprennent pas. Sans blague. Bien sûr, ils ne peuvent pas comprendre que tous ceux qui croient détenir la vérité, qui pensent guider, qui s’imaginent des ouailles, sont en fait des voleurs d’âmes et de liberté spirituelle. Alors Jésus sort le grand jeu, par la grande porte. Plus besoin de berger pour ces brebis, qui pourtant « connaissent sa voix ». Il suffit d’une porte, peut-être tachée du même sang d’agneau que celles des maisons des Hébreux en partance pour la Terre Promise. Cette porte est le Christ lui-même. Par son entremise, chaque brebis, sans guide, « sera sauvée, pourra aller et venir, et trouvera un pâturage ». Sans autre forme de prophète. Libre. La vie en abondance. Finis les temps spirituels de contingence, d’indigence et de Moïse.

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