Quoi de neuf Dimanche (21 mai 2017, 6ème dimanche de Pâques A)

Ce dimanche, suite à la lapidation d’Etienne, ce qui reste des Sept, le service social de la première Église, s’égaye hors de Jérusalem. Et proclame. Et guérit. Et baptise. Philippe en Samarie (Ac 8, 5-17), ses compagnons ailleurs, ne s’arrêtent pas au soutien social qu’ils pratiquaient auprès des veuves grecques de Jérusalem. Ils annoncent le Christ. Ils prennent toutes leurs responsabilités de baptisés, donc de prophètes, de prêtres et de rois. En Samarie, il y a deux mille ans, comme aujourd’hui en ville ou au village, en l’absence de prêtres, ou en présence de prêtres absents au monde, agir en chrétien, ce n’est pas que porter un secours catholique ou populaire, contre la faim et pour le développement, c’est aussi oser annoncer, bénir et baptiser au nom du Christ. Sinon, qui le fera ?

Simplifiez vous la vie : agissez. Ou bien rendormez vous dans la lente agonie d’une Église qui attend d’avoir des prêtres à l’ancienne pour embrasser la modernité. Vous souffrez que l’Eglise aille mal ? « Il vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt que pour avoir fait le mal. » dit Pierre (1 P 3, 15-18). Et « avoir fait le mal », c’est souvent n’avoir rien fait, parfois en en souffrant. Vous êtes souvent très actifs, dans les mouvements sociaux ou éducatifs. Qu’est ce qui vous empêche de vous dépêtrer de la Jérusalem mentale qui vous maintient dans l’inaction spirituelle ? Philippe a évangélisé la Samarie, sans demander son avis à Pierre.

Faire le bien, au sens spirituel du terme, c’est l’autre nom de la bénédiction. Prenez l’initiative de bénir et de célébrer, surtout quand nos clercs peinent à le faire, restés à Jérusalem, comme Pierre et Jean, ne rejoignant Philippe que lorsque sa mission est accomplie. Bénissez les nouvelles unions des divorcés-remariés, les engagements des homosexuels dans la stabilité du mariage, le recours des couples à la contraception pour une sexualité et une parentalité responsables, le droit à l’I.V.G. pour garantir la liberté des femmes. N’ayez pas peur : le Christ lui-même vous a donné un « Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité » (Jn 14,15-21). Être vrai avec soi-même, avec les autres et avec sa foi, ce n’est pas se retrouver coincé derrière dogmes et interdits, c’est simplement suivre les deux commandements du Christ : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Matthieu 22, 37-40) On ne peut pas rester écartelé entre l’Esprit de vérité qui résonne en nous et une morale surplombante qu’on voudrait plaquer sur nos vies et nos actes. Écouter, bénir et vivre dans l’Espérance, c’est vivre son baptême, même si ça ne plaît pas à tout le monde, car « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ».

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