Quoi de neuf Dimanche (16 juillet 2017, 15e dimanche A)

Ce dimanche, le Seigneur nous fait tomber sa Parole en pluie féconde (Is 55, 10-11), Paul estime que la Création n’attend que nous pour s’accomplir (Rm 8, 18-23), et Jésus (Mt 13, 1-23), assis dans une barque, parle en paraboles à une foule restée sur la terre ferme. Mais la parabole n’est peut-être pas là où nous l’attendons.

Jésus raconte une histoire : un semeur fait tomber ses grains un peu partout, parfois sur des sols stériles, ou sur le bord du chemin où les oiseaux les mangent. Puis aux Apôtres qui demandent pourquoi il parle à la foule en paraboles, il explique que le Peuple est incapable de comprendre la Parole, et qu’à eux, heureux hommes distingués, il va leur parler clair. Sympa pour le Peuple de Dieu d’être pris pour un con par le Seigneur Lui-Même. En tous cas, les Apôtres, le premier cercle des disciples, ne relèvent pas l’incongruité : fiers de se croire élevés au dessus du commun des mortels, ils écoutent benoîtement l’explication de la parabole. Mais cette parabole est évidente ! Le grain, c’est la Parole ; quant au sol plus ou moins fertile, c’est l’homme plus ou moins attentif à Dieu. Cette histoire est vieille comme la Genèse, et la foule au bord du lac l’a saisie aussi. Finalement, ne seraient-ce pas les disciples qui auraient loupé quelque chose ?

Parce que la Bible et les Évangiles ne sont pas des manuels d’instructions précises, les plus proches du Christ, les convaincus, les très-croyants, les pratiquants, les clercs, les prêtres, les religieux s’échinent à expliquer la foi, à la justifier, à la faire concorder avec la raison, à essayer de la transmettre, par tous les moyens, licites ou non. Mais si vous relisez l’histoire de la parabole simpliste de ce jour, vous voyez Jésus assis, dans la position de celui qui enseigne. Il est au fond de sa nef en bois, capable de le faire flotter au dessus des eaux, souvent associées dans la Bible aux profondeurs de la mort. Et loin de la foule des terriens, cloué dans sa barque comme à une croix, il arrive à se faire entendre des simples, par delà la mort, car ils comprennent son langage, même symbolique.

Le Christ nous parle à tous et à chacun. Et les eaux mortes du lac, évaporées par la Lumière, pourront, pluie et neige devenues Parole, comme le dit Isaïe, nous abreuver et nous faire germer. « La création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu ». Paul l’affirme, la Création, sa suite et sa gloire, c’est nous sur la rive. Nous sommes à la fois des femmes, des hommes et des Paroles du Seigneur. Nous sommes deux oreilles et une bouche. Ouvrons cette trinité.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Quoi de neuf Dimanche ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s